Un système distinct pour les jeunes
Le système de justice pénale pour les adolescents est régi par la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA). Cette loi reconnaît que les jeunes ne doivent pas être traités comme des adultes en matière criminelle, sauf exception. Elle repose sur des principes fondamentaux :
Responsabilisation proportionnelle à l’âge et au développement
Culpabilité morale moins élevée que chez les adultes
Accent mis sur la réhabilitation et la réinsertion sociale
Protection de l’identité et confidentialité du dossier
Utilisation des mesures extrajudiciaires lorsque possible
Il existe des alternatives au plaidoyer de culpabilité
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, reconnaître les faits ne signifie pas automatiquement que le jeune doit plaider coupable. Plusieurs mécanismes alternatifs permettent d’éviter un procès ou même un plaidoyer de culpabilité :
1. Mesures extrajudiciaires
Ces mesures peuvent être proposées par les policiers. Elles visent généralement des infractions de nature mineure commises par des adolescents sans antécédents judiciaires.
Elles peuvent également être envisagées après la transmission du dossier au procureur de la Couronne. Plutôt que de porter des accusations, celui-ci peut décider de référer le dossier à un délégué jeunesse afin que l’adolescent se voie imposer certaines mesures.
Ces mesures peuvent notamment comprendre la présentation d’excuses, la réalisation de travaux bénévoles ou la participation à un programme éducatif.
2. Sanctions extrajudiciaires
Dans certains cas, il est possible de résoudre un dossier sans plaidoyer de culpabilité, ni procès, même une fois les accusations déposées, par le biais de l’accomplissement de sanctions extrajudiciaires par le jeune. Ces sanctions peuvent inclure des excuses, du bénévolat, ou la participation à un programme éducatif.